L'Afrique du Sud a violé les droits de ses citoyens durant le confinement (Amnesty International)

Rédigé le 29/04/2021
MAP


Johannesburg - Le gouvernement sud-africain a été vivement critiqué par l'ONG Amnesty International (AI) pour avoir violé les droits de ses citoyens durant le confinement mis en place pour faire face à la pandémie de la Covid-19.

Dans son dernier rapport annuel sur l'état des droits de l’Homme dans le pays, AI a critiqué les autorités sud-africaines pour un "recours excessif à la force par la police et l’armée, l'exclusion des réfugiés et des demandeurs d'asile des programmes de secours Covid-19 et une assistance inadéquate aux victimes de violences contre les femmes et les enfants".

L'ONG a également fait état d'un manque de protection pour les agents de la santé à cause de l'insuffisance des équipements de protection individuelle (EPI), le détournement de fonds de secours Covid-19 et l'annulation du programme d’alimentation scolaire du pays qui bénéficiait à neuf millions d’enfants.

"L’utilisation de la Covid-19 comme excuse pour réprimer les droits de l’homme est illustrée par la brutalité policière et la perte de moyens de subsistance et d’autres violations des droits de l’Homme", a indiqué la directrice d’AI en Afrique du Sud, Shenilla Mohamed.

Elle a ajouté que "c'est maintenant, et plus que jamais, que nous avons besoin que le gouvernement accorde la priorité aux citoyens et veille à ce que chacun bénéficie de ses droits humains fondamentaux".

L'un des problèmes majeurs que connaît le pays également réside dans la persistance des inégalités, a soutenu Mme Mohamed, notant que "les gens ne connaîtront jamais la vraie liberté tant qu'ils ne seront pas en mesure de mener une vie digne et sûre dans laquelle leurs droits humains seront respectés, protégés et promus.»