L'ANC donne aux membres accusés d'actes criminels 30 jours pour se retirer volontairement

Rédigé le 30/03/2021
MAP


Johannesburg - Le Congrès National Africain (ANC), au pouvoir en Afrique du Sud, a donné, lundi soir, à ses hauts dirigeants confrontés à des accusations criminelles le choix de se retirer volontairement de leurs fonctions dans les 30 jours ou de s'exposer à une suspension par le parti.

L'annonce de cette décision a été faite par Cyril Ramaphosa, président de l’ANC et chef de l’Etat, à la suite de la réunion du Comité exécutif national élargi du parti (CEN).

Ramaphosa a chargé le Bureau du Secrétaire général du parti, Ace Magashule, également accusé de fraude, de corruption et de blanchiment d’argent, de communiquer la décision de l’ANC à tous les membres concernés.

Cette décision est conforme aux résolutions prises lors de la 54ème conférence nationale sur la crédibilité et l'intégrité de l'ANC, ainsi qu'aux décisions des réunions du Comité exécutif national des 28-30 août et 6-9 décembre 2020 sur la mise en œuvre de ces résolutions, a-t-il expliqué.

Le Comité exécutif a appelé tous les membres de l'ANC à se rallier autour de cette décision et à ne pas se livrer à des actes d'indiscipline, y compris par le biais de la mobilisation ou des déclarations publiques qui compromettraient la mise en œuvre des résolutions de la conférence, a souligné Ramaphosa.

L'année dernière, la plus haute instance décisionnelle du parti a déclaré que les membres faisant face à des accusations criminelles devraient se retirer.

Jeudi dernier, la Cour constitutionnelle sud-africaine a examiné une requête déposée par la Commission judiciaire d'enquête sur la corruption réclamant de la prison pour l’ex-président Jacob Zuma pour son refus de témoigner devant la Commission.

Le mois dernier, M. Zuma n’a pas respecté la décision de la Cour constitutionnelle qui l'a obligé à apporter son témoignage concernant les accusations de corruption portées contre lui.

M. Zuma fait face à 16 chefs d'accusation de fraude, de corruption et de racket liés à un contrat d'achat d'avions de chasse, de patrouilleurs et de matériel militaire de 4,2 milliards d’euros, signé en 1999.