Revue de la presse quotidienne internationale africaine

Rédigé le 03/06/2021
MAP


Dakar - Les préparatif de l'opposition pour les prochaines élections locales au Sénégal, le retour de l'ancien président Gbagbo en Côte d'Ivoire, les restrictions de visas imposées par les Etats Unis sur des responsables éthiopiens, la coopération entre le Rwanda et les Pays Bas et les allégations de corruption contre le ministre de la santé en Afrique du Sud sont les principaux sujets abordés par la presse africaine parue jeudi.

Au Sénégal, les préparatifs de l'opposition pour les prochaines élections locales font la Une de la presse locale.

Sous le titre « Le PDS active sa task-force », +Sud Quotidien+ souligne que le principal parti de l’opposition, le Parti démocratique sénégalais (PDS), se met en branle en perspective des prochaines élections municipales et départementales du 23 janvier 2022.

L’ancien président de la république et secrétaire général du PDS, Abdoulaye Wade a procédé à la mise en place d’une commission nationale de préparation de ces échéances, écrit la publication, notant que cette task-force qui a jusqu’au 30 juin pour rendre son rapport, est chargée de faire des propositions et des recommandations qui permettront de définir des stratégies globales et locales en perspective de ces élections.

« Wade installe ses 'guerriers’ », écrit +WalfQuotidien+, et la +Tribune+ souligne que « Wade prépare déjà le grand combat électoral ».

Sur un autre registre, +Le Soleil+ consacre un dossier à l’histoire de la banlieue dakaroise de Keur Massar érigée en département selon le nouveau redécoupage administratif de la région de Dakar.

Au Gabon, +La.Libreville+ s'intéresse à la coopération entre le pays et le FMI. Il écrit que le Gabon est sur le point de conclure un nouvel accord avec le FMI.

Selon le portail, le pays s’étant bien comporté à l’occasion de la crise contre la Covid-19, il en récolte aujourd’hui les fruits, notant qu’il devrait obtenir d’ici au 15 juillet prochain un nouveau coup de pouce de la part du Fonds monétaire international (FMI) dans le cadre du programme de facilité élargie de crédit pour la période 2021-2023

Pour sa part, +l’Union+ indique que les sessions techniques dédiées à l'examen des projets d'infrastructures, d'habitat, d'équipements et de transports lancées la semaine dernière au siège de l'Agence nationale de la promotion des investissements (ANPI), à Libreville se sont achevées mardi, notant que les échanges se sont déroulés entre les experts des départements ministériels concernés par les projets et les hommes d'affaires du Groupe Immo IPS.

Et de rappeler que le Groupe Immo IPS, un consortium de sociétés auxquelles sont affiliées des entreprises de construction BTP et de réalisations d'ouvrages techniques et qui travaille avec des institutions financières, a séjourné à Libreville du 26 mai au 1er juin pour proposer une offre d'investissement.

Au Kenya, "Kenyans.co" rapporte que le Directeur général par intérim de la Santé, le Dr Patrick Amoth a été élu Président du Conseil exécutif de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS).

Amoth succède au Dr Harsh Vardhan, ministre indien de la Santé et devrait servir pour un mandat de trois ans, souligne la publication, en précisant que cette annonce a été faite par son prédécesseur lors de la 149e session du conseil d'administration de l'OMS.

Le conseil comprend 34 membres techniquement qualifiés qui conviennent de l'ordre du jour de l'Assemblée mondiale de la santé et des résolutions à examiner.

Il est mandaté pour la mise en œuvre des décisions et des politiques de l'OMS, en conseillant et en facilitant son travail, rappelle le journal.

En Côte d'Ivoire, "L'Infodrome" écrit qu'alors que "la date du retour de Laurent Gbagbo fait grand bruit dans le camp du parti présidentiel qui regrette que cette décision ait été prise de manière unilatérale, Kouadio Konan Bertin, le ministre de la Réconciliation nationale a jugé bon de mettre fin au débat. Pour lui, il revient à l’ex-président ivoirien de décider de quand il revient dans son pays".

"Laurent Gbagbo sera-t-il de retour en Côte d’Ivoire le 17 juin ? Si la date a été annoncée en grande pompe par le secrétaire général de son parti, le Front populaire ivoirien (FPI), plusieurs membres du gouvernement se sont étonnés d’apprendre la nouvelle par voie de presse. Une situation qui enfle la polémique sur le retour de Laurent Gbagbo à la date précitée", peut-on lire.

Le ministre de la réconciliation Kouadio Konan Bertin, partie prenante des discussions avec le FPI sur les modalités de ce retour assure qu’il revient à Laurent Gbagbo de décider de la date de son retour. Il l’a clairement exprimé mercredi à la faveur d’une rencontre qu’il a eu avec le Front populaire ivoirien (FPI). "Les commissions ont été mises en place entre le FPI et le gouvernement pour travailler sur la question de son retour. Le président Gbagbo, c'est quand même un ancien chef d'état, il a un statut particulier. Son retour doit s’étudier en tenant compte de son statut, des questions de sécurité, de logement... Les deux parties sont en discussion pour que ce retour soit un retour apaisé", ajoute la publication.

En Ethiopie, +THE ETHIOPIAN HERALD+ focalise sur l'expérience de l'Etat régional éthiopien d'Oromia qui a modernisé le système de perception des impôts ce qui lui a permis d'augmenter considérablement ses recettes.

Il s'agit d'une réalisation remarquable qui devra être généralisée aux autres Etats régionaux, relève l'éditorialiste, notant que la mise en place d'un système bien organisé pour collecter les impôts est essentielle pour le financement des services sociaux tels que la santé et l'éducation, ainsi que des infrastructures de base.

L'expérience de l'Etat régional d'Oromia doit être encouragée et appliquée dans différentes parties de l’Ethiopie, souligne le journal, notant que cette performance est le fruit des réformes fiscales entreprises. Comme il s'agit du plus grand Etat régional d'Ethiopie, une telle performance aura une influence directe sur les autres régions du pays, écrit l’éditorialiste.

Revenant sur les relations entre l’Ethiopie et les Etats-Unis, +FANA BC+, écrit que les restrictions de visa imposée par Washington à l’encontre des responsables éthiopiens à un moment où le pays se prépare pour l’organisation d’élections démocratiques est inacceptable et injuste.

Le média souligne que le ministère éthiopien des Affaires étrangères a exhorté l'administration américaine à tenir compte de ses 120 ans de relations avec l'Ethiopie et revoir cette décision.

Au Rwanda, le quotidien +The New Times+ s'arrête sur les relations liant Kigali et Amsterdam, indiquant que les deux pays se sont engagés à donner un coup d’accélérateur à leur coopération dans le secteur judiciaire.

Le Royaume des Pays-Bas et le Rwanda ont célébré mercredi 25 ans de coopération judiciaire au cours desquels le gouvernement néerlandais a régulièrement contribué à soutenir le secteur rwandais de la justice, notamment à travers l’amélioration des services juridiques grâce à la technologie, rapporte le journal.

Citant l’ambassadeur néerlandais à Kigali, Matthijs Wolters, la publication souligne que les Pays-Bas contribuent actuellement à la mise en place d’un système judiciaire « fort et efficace » au Rwanda.

Rappelant que les Pays-Bas sont l'un des pays qui accueillent des fugitifs du génocide de 1994 perpétré contre les Tutsi, le quotidien indique que deux génocidaires ont été extradés au Rwanda grâce à la coopération bilatérale.

En Afrique du Sud, +The Citizen+ revient sur les allégations de corruption portées contre le ministre sud-africain de la Santé, Zweli Mkhize, notant que l'Unité spéciale d'enquête (SIU) a fait savoir que son enquête sur cette affaire se terminera fin juin.

Le journal indique que le président de la SIU, Andy Mothibi, a déclaré que l'enquête sur le contrat controversé de 150 millions de rands (11 millions de dollars) attribué à une entreprise appartenant à des proches collaborateurs de M. Mkhize se trouve à un "stade critique".

Il souligne par ailleurs que le principal parti d'opposition en Afrique du Sud, l'Alliance démocratique (DA) compte déposer des plaintes liées à cette affaire contre le ministre de la Santé et le directeur général du département, Sandile Buthelezi.

Pour sa part, +Sowetan+ indique que le président Cyril Ramaphosa a fait savoir qu'il a abordé le sujet des graves allégations de corruption avec M. Mkhize, soulignant que ce dernier «coopère pleinement sur cette question».

«Ce sont des allégations graves et inquiétantes et il est essentiel qu'elles fassent l'objet d'une enquête approfondie par l'Unité spéciale d'enquête et toute autre autorité compétente», a ajouté M. Ramaphosa.