Bulletin économique du Maghreb

Rédigé le 03/06/2021
MAP


Tunis - Le conseil d'administration de la Banque Centrale de Tunisie (BCT) a décidé de maintenir inchangé son taux directeur et ce, lors de sa réunion périodique à distance tenue mercredi.

Selon un communiqué, le conseil d’administration de la BCT a passé en revue les développements récents sur les plans économique, monétaire et financier, en particulier les dernières données relatives à la croissance économique au premier trimestre de l’année en cours, qui a connu une baisse de l’ordre de 3% en glissement annuel et une quasi-stagnation (0,1%) comparativement, au trimestre précédent.

La baisse est due à la régression de la valeur ajoutée du secteur agricole et des industries agroalimentaires, en relation avec le fléchissement notable de la récolte d’olive et à la poursuite des effets de la crise sanitaire sur le secteur des services, notamment le tourisme et le transport aérien, outre les perturbations enregistrées au niveau de la production du phosphate et dérivés.

En revanche, la production des hydrocarbures a enregistré une nette amélioration due à la contribution significative des champs de "Nawara" et "Halq El Menzel". Les industries manufacturières exportatrices ont également connu une reprise à la suite de la hausse relative de la demande émanant de la Zone Euro.

En ce qui concerne l’évolution des prix, le Conseil a constaté une hausse du taux d’inflation pour atteindre 5% en glissement annuel en avril 2021, contre 4,8% le mois précédent, et 6,3% au cours du même mois de l’année écoulée.

Ceci est principalement attribuable à la hausse du rythme d’accroissement des prix des produits alimentaires (+4,9%) et manufacturiers (+5,1%), contre respectivement, (+4,1%) et (+4,8%) en mars 2021.

S'agissant des principaux indicateurs de l’inflation sous-jacente, notamment "l’inflation des produits hors encadrés et frais" et "l’inflation hors produits alimentaires et énergie", ils ont enregistré une décélération, pour atteindre respectivement 5,0% et 5,5% à fin avril 2021, contre 5,2% et 5,6% un mois auparavant.

En revanche, le Conseil a souligné la régression du déficit de la balance courante durant les quatre premiers mois de l’année 2021, pour revenir à -2,74 milliards de dinars ou 2,3% du PIB, contre 2,7% au cours de la même période de l’année précédente.

Ce résultat est imputable principalement, à la contraction du déficit commercial (FOB/CAF) de 8,7%, conjuguée à la poursuite de la consolidation des revenus du travail (+16,8%), alors que les recettes touristiques ont diminué de 55%, en relation avec la persistance des répercussions de la crise du COVID-19. Compte tenu de ces évolutions, les avoirs nets en devises ont atteint environ 20,78 MMDT ou 139 jours d’importation à fin mai 2021, contre 21,54 MMDT et 137 jours d’importations à la même date de l’année précédente.

A la fin de ses travaux, le Conseil a affirmé que la BCT, outre sa mission principale de maîtriser l’inflation, a placé au premier rang de ses priorités durant la période de la pandémie du Coronavirus, la stabilité financière et la sauvegarde du tissu économique, en mettant en place un ensemble de mesures, aussi bien sur le plan de la politique monétaire à travers la baisse du taux directeur à deux reprises, à hauteur de 150 points de base, que sur le plan de la politique macro-prudentielle.

Dans ce contexte, le Conseil a réitéré l’importance de concertation des efforts de l’ensemble des intervenants, de l'accélération de la mise en place des mécanismes nécessaires et de la garantie de conditions propices à une reprise économique en tirant profit du rétablissement de la croissance chez les partenaires économiques, outre l’amélioration des équilibres globaux, notamment les finances publiques qui subissent de fortes pressions.

****-. Le ministre libyen de l'industrie et des métaux Ahmed Abou Aissa a demandé à l'Agence Foncière industrielle en Tunisie d'être un acteur actif dans la réalisation des zones industrielles en Libye, compte tenu notamment du retard accusé dans la mise en place de ces zones programmées dans ce pays voisin, avant 2011.

Selon le PDG de l'agence Souheil Cheour, l'AFI procédera, dans le cadre d'une expérience pilote, à la délimitation d'une première zone d'action et à l'étude de faisabilité inhérente, en fonction des objectifs fixés par l'Etat libyen, pour s'engager par la suite dans la réalisation des études, des cahiers de charges et des dossiers d'appels d'offres nécessaires.

La réalisation par l'AFI de zones industrielles en Libye constitue un pas en avant vers l'instauration du nouveau modèle économique de l'AFI et un pilier de taille à la mise en place de la Société internationale foncière de Tunisie (SOFIT), a-t-il dit.

L'Agence Foncière industrielle est un organisme à caractère industriel et commercial placé sous la tutelle du ministère de l'industrie pour renforcer le tissu industriel et contribuer ainsi au développement économique et social de la Tunisie.

Quant à la SOFIT, sa création, qui est en cours, permet à l'AFI d'exporter son expertise et les services nationaux dans le domaine foncier et ses différents composants (habitat, industrie et technologie).

Le capital de la SOFIT est estimé à 10 millions de dinars auquel, le secteur public contribue à hauteur de 40% dont 33% par l'AFI contre une contribution privée de 60 %.

En mars 2021, l'AFI avait conclu, avec l'Agence nationale pour la Promotion des Investissements (ANAPI) du Congo (Kinshasa), un protocole d'accord dans le domaine de l'aménagement des zones industrielles, le premier du genre en Tunisie.

-. La 17ème édition du salon international des services immobiliers se tiendra, du 3 au 6 juin à Tunis, à l'initiative de la société internationale des foires "Groupe SOGEFOIRES", en collaboration avec la chambre nationale des promoteurs immobiliers relevant de l'Union Tunisienne de l'Industrie, du Commerce et de l'Artisanat, sous la tutelle du ministère de l'Equipement, de l'Habitat et de l'Infrastructure de Base.

Cette nouvelle édition, selon des données de la SOGEFOIRES, verra la participation de 50 exposants actifs dans les secteurs de l'Immobilier, des sociétés des services y afférents et des banques.

Ce salon offrira l'opportunité aux professionnels et aux différents intervenants dans le secteur de se rencontrer, d'exposer et de commercialiser des projets d'habitation réalisés ou en cours de réalisation par les promoteurs immobiliers.

-. Deux accords de dons, d'une valeur globale de 1,867 million de dinars (1 euro = 3,32 dinars) ont été signés, mercredi, à Tunis, entre la Tunisie et la Banque Africaine de Développement (BAD), a annoncé le ministère tunisien de l'Economie, des Finances et de l'Appui à l'Investissement.

Le premier accord de don, d'un montant de 480 mille de dinars est destiné au financement de l’élaboration d’une étude sur le projet d'aménagement des zones montagneuses du nord-ouest, alors que le deuxième accord de don d'un montant de 1,387 million de dinars, servira à appuyer la mise en application de projets de partenariat public-privé.

Ali Kooli, ministre de de l'Economie, des Finances et de l'Appui à l'Investissement et le directeur général du Bureau régional de la BAD pour l'Afrique du Nord, Mohamed El Azizi, qui ont signé les accords de dons, sont revenus, sur le programme de coopération financière bilatérale, pour 2021, en termes de financement de projets de développement et de soutien budgétaire.

Ils ont passé en revue, les résultats de la nouvelle stratégie, lancée par la BAD, sur le développement du secteur pharmaceutique en Afrique, tout en oeuvrant à soutenir les capacités techniques, logistiques et humaines des entreprises actives dans ce secteur et en établissant des partenariats régionaux pour impulser la coopération dans ce domaine. Un webinaire sera co-organisé prochainement par la BAD et le ministère tunisien de l'Economie, des Finances et de l'Appui à l'Investissement en vue de discuter des étapes pratiques pour concrétiser les résultats de cette stratégie, à travers un partenariat public-privé.

-. Nouakchott, Le président de l'Union nationale du Patronat Mauritanien (UNPM), M. Mohamed Zein El Abidine Ould Cheikh Ahmed s'est entretenu, mardi dernier à Nouakchott, les membres du nouveau bureau de la fédération des sociétés financières, présidé par M. Mohamed Ould Ahmed Salem Ould Bouna Moctar.

L'entretien a porté sur la situation des sociétés financières et les moyens de les développer afin qu’elles puissent contribuer aux efforts de développement économique du pays.

A l’issue de l’entrevue, le président de la fédération des sociétés financières a déclaré avoir informé le président de l’UNPM de la détermination de son organisation à régler tous les problèmes posés.

-. La direction de contrôle de la qualité d'Annaba a refoulé mardi dernier plus de 33.000 tonnes de blé tendre avarié arrivées à bord du navire "Sumatra", battant pavillon portugais, en provenance du Canada, rapporte le journal "El Watan".

Le bateau est actuellement bloqué par les services Douanes algériennes au port d’Annaba "pour des garanties financières que le fournisseur étranger doit assumer" au profit du client national, qui n’est autre que l’Office algérien interprofessionnel des céréales (OAIC), précise la même source qui ajoute qu’une enquête a été ouverte "pour déterminer les responsabilités".

L’information a été confirmée par la Direction de contrôle et de la qualité et l’Entreprise portuaire d’Annaba. "Effectivement, nous avons décidé de refouler cette cargaison de blé tendre pour un problème de qualité. Nous nous sommes basés sur le rapport de l’expert de l’OAIC qui a déterminé l’avarie de ce blé tendre canadien", a confirmé au même média la direction de contrôle et de la qualité d’Annaba.

"En tant qu’entreprise portuaire, nous ne sommes pas concernés par ce problème. Cependant, nous attendons que les procédures douanières s’achèvent pour la libération de notre quai qu’il occupe depuis le 26 avril dernier", a expliqué de son côté, Ali Boulaaras, le chargé de la communication à la direction de l’Entreprise portuaire de Annaba.

Pour rappel, en décembre 2020, la Gendarmerie nationale a ouvert une enquête au lendemain de l’importation, à partir de la Lituanie, de plus de 30.000 tonnes de blé tendre impropre à la consommation.