Revue de la presse quotidienne internationale africaine

Rédigé le 09/06/2021
MAP


Dakar - Les développements sur la scène politique au Sénégal, l'attaque armée contre une localité ivoirienne à la frontière avec le Burkina Faso, les réactions après la démission du maire de Libreville, les relations entre l'Ethiopie et le Kenya et les allégations de corruption contre le ministre de la santé en Afrique du Sud sont les principaux sujets abordés et commentés par la presse africaine parue mercredi.

Au Sénégal, la vie politique et partisane à la veille des élections locales et le redécoupage administratif de Dakar meublent principalement les colonnes de la presse locale.

Sous le titre « Macky amorce la reconstitution de sa machine », le quotidien +L'As+ parle d’un « parfum de dégel » à l’Alliance pour la République (APR), parti de la majorité présidentielle, soulignant qu’après ses retrouvailles avec son ancien Premier ministre Aminata Touré, le président Macky Sall va recevoir les jours à venir d’autres anciens pontes entrés en disgrâce.

Mme Touré qui a vécu une fracassante disgrâce avec son limogeage et son remplacement à la tête du Conseil économique, social et environnemental (CESE), reprend langue avec Macky Sall qui l’a reçue, écrit +La Tribune+, notant qu’entre ces deux personnalités qui se séparent et se retrouvent depuis la seconde alternance en 2012, la relation semble se fonder sur le concept « ni avec toi-ni sans toi ».

Revenant sur le redécoupage administratif de la capitale, +Sud Quotidien+ publie une réaction du secrétaire général du Groupe de recherches et d’appui à la démocratie participative et la bonne gouvernance (GRADEC), Ababacar Fall, qui étale sa préoccupation concernant le nouveau redécoupage de la région de Dakar qui consacre notamment la départementalisation de Keur-Massar.

Pour M. Fall, l’opportunité et le moment choisi pour mettre en œuvre cette réforme posent des problèmes auxquels il faudra trouver réponses.

En Côte d'Ivoire, "Fraternité Matin" rapporte que dans un communiqué, l’Etat-Major Général des Armées a indiqué que la localité de Tougbo dans le département de Bouna, Région du Bounkani à la frontière avec le Burkina a été l’objet d’attaque dans la nuit du 7 juin.

L’armée annonce le décès d’un soldat des suites de ses blessures et assure qu'aucune victime civile n’est à déplorer.

Selon le journal gouvernemental, les opérations militaires de ratissage se poursuivent sur le terrain avec l’arrivée de renforts dépêchés dans la zone.

Sur un autre registre, "Le Patriote" fait savoir que le 1er Sommet mondial virtuel sur le caoutchouc s’est ouvert, mardi à Abidjan, autour du thème "Affronter l’avenir : inclusivité, durabilité et croissance pour la nouvelle normalité" sous la présidence du premier ministre, Patrick Achi.

Cette rencontre de haut niveau, initiée par le groupe international d’étude sur le caoutchouc (IRSG), regroupera toute la chaîne de valeur mondiale du caoutchouc naturel et du caoutchouc synthétique.

Elle est “un véritable cadre d’échange d’expériences et de compétences entre les experts du monde entier, sur l’avenir du caoutchouc dans les pays producteurs tout comme dans les pays consommateurs”, selon le ministre d’Etat, ministre de l’Agriculture et du Développement rural, Kobenan Kouassi Adjoumani.

Au Gabon, +L'Union+ s’intéresse toujours aux procès devant la cour criminelle spécialisée. Il écrit que jugé hier devant la cour criminelle spécialisée (CCS) pour détournement de deniers publics, l’ancien DG de la Société équatoriale des mines (SEM), Ismaël Ondia Souna a été condamné à 10 de réclusion, mais avec sursis, estimant que c’est un verdict qui va faire parler.

Sur un autre sujet, +Matin Equatorial+ titre "Soupçons de détournement de deniers publics à l’Hôtel de Libreville : Une histoire abracadabresque". Il indique que la série qui se tourne depuis quelques jours, du côté de l’Hôtel de ville de Libreville, peine à masquer la volonté affichée de certains lobbies, de gripper le fonctionnement normal de la machine municipale.

Et d’estimer que certains esprits encore dotés de lucidité, en viennent à se demander à qui pourrait bien profiter ce crime presque parfait.

En Ethiopie, +THE ETHIOPIAN HERALD+ s'intéresse à la visite officielle du président kenyan, Uhuru Kenyatta, à Addis-Abeba qui a coprésidé avec le Premier ministre éthiopien, Abiy Ahmed, la signature de l’accord attribuant une licence de télécommunication au consortium mené par le kenyan Safaricom.

Le Premier ministre éthiopien et son hôte ont également planté des arbustes dans le cadre de la campagne lancée par l’Ethiopie pour la plantation de six milliards d’arbres lors de cette saison des pluies, souligne le journal, notant que dans le cadre de cette campagne, l’Ethiopie a préparé un milliard d’arbustes qui seront plantés dans les pays voisins.

Revenant sur l’accord signé entre l’autorité éthiopienne des communications et le consortium mené par le kenyan Safaricom, +FANA BC+ note que cette cérémonie de signature marque le lancement de l'économie numérique en Ethiopie.

Le Premier ministre Abiy Ahmed, relève le média, a qualifié à cette occasion la libéralisation du secteur des télécommunications de « changement de politique majeur en Ethiopie».

Au Kenya, le journal "The Star" rapporte que le président Uhuru Kenyatta est arrivé mardi à Addis-Abeba pour une visite de travail officielle en Ethiopie au cours de laquelle il a assisté à l'attribution de la licence télécoms à la société Safaricom .

La publication ajoute que le président qui était accompagné de la ministre des Affaires étrangères, Raychelle Omamo, a atterri à l'aéroport international de Bole où il a été reçu par de hauts responsables gouvernementaux, dont le Premier ministre Abiy Ahmed.

Un consortium international dirigé par Safaricom et composé de Vodafone et Vodacom, du groupe britannique CDC et de la société japonaise Sumitomo, a remporté une offre de 91,8 milliards de shillings pour opérer en Éthiopie, rappelle le journal.

Au Rwanda, les journaux locaux s'attardent sur la participation du président rwandais, Paul Kagame, à une cérémonie virtuelle tenue à l’occasion du lancement d'un nouveau partenariat entre la Fondation Mastercard et les Centres africains de contrôle et de prévention des maladies (CDC Afrique).

Le quotidien +The New Times+ écrit que le dirigeant rwandais a appelé, lors de l’ouverture de cette rencontre virtuelle, au renforcement des capacités du continent africain en matière de production de médicaments et vaccins de haute qualité en vue de permettre à l’Afrique de sortir de la crise sanitaire liée au Covid-19.

Pour atteindre cet objectif, le chef de l’Etat a insisté sur l’importance de renforcer le financement des systèmes nationaux de soins de santé, note la publication qui indique que Mastercard Foundation s’est engagé, dans le cadre de ce partenariat, à déployer 1,3 milliard de dollars au cours des trois prochaines années pour assurer la vaccination d’au moins 50 millions de personnes et jeter les bases de la fabrication de vaccins en Afrique.

Son confrère +KT Press+ s’arrête également sur le discours prononcé par le président Kagame à l’occasion du lancement de ce nouveau partenariat, soulignant que le dirigeant rwandais a estimé que cette initiative, qui sera menée sous les auspices de l'Union africaine (UA), permettra de sauver des millions de vies en Afrique.

En Afrique du Sud, les journaux se font l'écho de la décision du Président Cyril Ramaphosa de mettre le ministre de la Santé, Zweli Mkhize, en congé spécial suite à une enquête sur une affaire de corruption.

+Eyewitness News+ indique à ce sujet que cette période de congé spécial permettra au ministre d'assister à des enquêtes concernant des contrats entre le ministère de la Santé et un prestataire de services +Digital Vibes+.

Mkhize est englué, depuis des semaines, dans un scandale se rapportant à un contrat controversé de 11 millions de dollars (150 millions de Rands) que son département a accordé à une société appartenant à ses proches collaborateurs, rappelle-t-il.

Pour sa part, +The Citizen+ écrit que le ministre de la Santé comparaîtra bientôt devant la commission d'intégrité du parti du Congrès national africain (ANC au pouvoir) pour répondre aux allégations de corruption portées contre lui.

Il précise que le président de la commission, George Mashamba, a assuré que Mkhize a confirmé son intention de comparaître devant les membres de la commission, mais la date exacte n'est pas encore fixée.