Bulletin économie du Maghreb

Rédigé le 22/06/2021
MAP


Tunis -. La demande totale de gaz naturel en Tunisie a augmenté de 10%, durant les quatre premiers mois de 2021 pour se situer à 1600 mille tonnes équivalent pétrole (ktep), d'après le document de la "Conjoncture énergétique" qui vient d’être publié par le ministère tunisien de l’Industrie, de l’énergie et des mines.

En fait, la consommation finale de gaz naturel a augmenté de 21%, alors que la demande pour la production électrique a évolué de 5%.

Pour rappel, le secteur de la production électrique reste, de loin, le plus grand consommateur de gaz naturel (67% de la demande totale à fin avril 2021), étant donné que la production électrique est basée sur le gaz naturel à plus de 96%.

Pour les usages finaux (hors production électrique), la hausse de la demande de gaz naturel (21% à 520 ktep) est expliquée par l’accroissement de la demande des clients moyenne et basse pression à (21%) et celle des clients haute pression (25%) et ce, à fin avril 2021.

-. La demande de produits pétroliers en Tunisie a augmenté de 18%, à fin avril 2021, pour se situer à 1476 mille tonnes équivalent pétrole (ktep).

Elle a repris le chemin de la hausse, après les mesures de confinement général prises par le Gouvernement l'année dernière, lesquelles avaient entraîné une baisse de la demande, d’après le document de la "Conjoncture énergétique" qui vient d’être publié par le ministère de l’Industrie, de l’énergie et des mines.

Il est à noter que la consommation de carburants routiers a augmenté, durant les quatre premiers mois de 2021, de 23%. Elle représente 62% de la consommation totale des produits pétroliers. La consommation de GPL a augmenté de 1%, alors que celle de pétrole lampant s’est accrue de 4%, durant la même période.

Quant à la consommation de coke de pétrole, elle a évolué de 50%. Notons que ce produit est exclusivement utilisé par les cimenteries.

A contrario, la consommation de jet aviation a enregistré une diminution importante de 44% à fin avril 2021 par rapport à la même période de l’année précédente et ce, à cause du ralentissement des activités de secteur du transport aérien, lesquelles subissent de plein fouet les répercussions de la pandémie du COVID-19

-. Nouakchott, Le président de l'Union nationale du Patronat mauritanien (UNPM), M. Mohamed Zeine El Abidine Ould Cheikh Ahmed, a reçu, lundi à Nouakchott, Mme Anta N’Djoy, représentante du Fonds Monétaire International résidant en Mauritanie.

Au cours de la réunion, les deux parties ont examiné les opportunités de coopération entre les employeurs mauritaniens et le Fonds monétaire international et les moyens d'améliorer les opportunités d'investissement et de soutenir le secteur privé.

Au cours de l'entretien, le Président de l'Union a mis l’accent sur les grandes opportunités d'investissement en Mauritanie et les efforts déployés par les pouvoirs publics pour améliorer le climat des affaires et des investissements, dont le plus important a été l'annonce de la création du Conseil supérieur de l'investissement en Mauritanie.

Pour sa part, la représentante du FMI a passé en revue les rôles de son institution dans le domaine de l'accompagnement du développement économique et social et le soutien au secteur privé den Mauritanie, exprimant sa confiance dans la capacité de ce dernier à suivre le rythme de mise en œuvre des différents projets économiques et de développement.

-. Alger, La compagnie pétrolière algérienne Sonatrach a annoncé avoir fermé le 11 juin dernier son usine de liquéfaction du gaz naturel (GNL) en raison d’un problème technique détecté.

D’après le site "S&P Global Platts", un "problème technique est survenu le 11 juin au complexe GNL de Skikda et a conduit à l’arrêt de ce complexe".

"Le problème a été causé par une défaillance soudaine d’un mécanisme de commande de turbine à gaz", a expliqué la même source.

Les exportations algériennes de GNL se sont établies à 10,9 millions de tonnes en 2020. Ces quantités limitées de GNL exportées s’expliquent par la fermeture de l’usine de Skikda de janvier à juillet en raison d’une maintenance prolongée, bien que Sonatrach ait tenté de compenser la perte en augmentant les exportations d’Arzew.

Cependant, un incident ayant eu lieu en février a endommagé une turbine de la centrale, rapporte S&P Global qui indique que Sonatrach a alors décidé de réparer la turbine plutôt que de la remplacer, ce qui aurait pris 18 mois, afin de remettre l’usine de Skikda en service dans les plus brefs délais, ce qui a entraîné l’arrêt prolongé.