Revue de presse quotidienne internationale africaine

Rédigé le 24/06/2021
MAP


Dakar - Plusieurs sujets d'actualité font la Une de la presse africaine qui aborde notamment, dans son édition de jeudi, le programme d’infrastructures sportives au Sénégal, le déploiement de forces armées pour lutter contre les extrémistes dans le Mozambique, les élections générales en Ethiopie, et la condamnation à la prison à vie de l'ex-premier ministre et ancien président de l'Assemblée nationale ivoirienne, Guillaume Soro. Au Sénégal, le programme d’infrastructures sportives et la commémoration du 10e anniversaire du soulèvement du 23 juin 2011 contre le ticket présidentiel font la Une de la presse locale.

La situation des infrastructures sportives a été examinée mercredi en conseil des ministres, rapporte +Le Soleil+, soulignant que le chef de l’Etat, Macky Sall, présidera très prochainement une réunion présidentielle sur le Programme national de construction et de réhabilitation d’infrastructures sportives.

Le journal note, à cet effet, que les travaux du stade olympique du Sénégal, en construction à Dianmiadio, près de Dakar, sont en bonne voie. Le stade sera livré en février prochain, selon la publication.

Sur un autre registre, les journaux de la place abordent la commémoration du 10e anniversaire du soulèvement du 23 juin 2011 ayant abouti au retrait du projet de loi instituant un ticket présidentiel associé au quart bloquant de l’ex-président Abdoulaye Wade.

« Célébration à double vitesse », titre +Sud Quotidien+, soulignant que la majorité présidentielle a réussi le pari de la mobilisation, mercredi, pour la commémoration du Mouvement du 23 juin qui a conduit à la chute du pouvoir de l’ex président Abdoulaye Wade. Une commémoration aux allures de meeting politique, écrit la publication.

Au Gabon, +l'Union+ écrit que le président Ali Bongo Ondimba, s’est entretenu mercredi au Palais du Bord de mer avec une délégation de l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF) conduite par son Secrétaire Général, MmeLouise Mushikiwabo.

Au cours de cet entretien, les deux parties ont fait un tour d’horizon sur les défis auxquels fait face l’espace francophone dans un monde globalisé avec une pluralité linguistique, ajoute la publication, notant que la relation bilatérale entre le Gabon et l’OIF dans les domaines de la Culture, de l’autonomisation des femmes, du renforcement des capacités et de l’entrepreneuriat des jeunes entres autres sujets, a été au centre des discussions entre les deux personnalités.

Sur un autre registre, +Médias241+ indique que l’annuaire statistique 2018-2019 réalisé dans le cadre du Projet "Appui à la production des statistiques basiques et l’élaboration du plan sectoriel de l’éducation" a été remis mercredi au Premier ministre Rose Ossouka Raponda.

Et d’expliquer que l’annuaire statistique élaboré par le ministère de l’éducation nationale et l’UNESCO, en partenariat avec l’UNICEF, L’UNFPA, la Banque mondiale et l’agence Française de Développement, est un outil mis à la disposition du gouvernement afin d’optimiser la gestion du système éducatif national, dans tout son ensemble.

En Afrique du Sud, +Sunday Times+ rapporte que les chefs d'Etat de la Communauté de développement de l'Afrique australe (SADC) ont approuvé lors d’un sommet extraordinaire à Maputo, le déploiement de forces armées pour lutter contre les groupes extrémistes dans le Nord du Mozambique.

Citant la Secrétaire exécutive de ce bloc régional, Stergomena Tax, le journal signale que «le sommet a approuvé le mandat de la force de la SADC afin qu'elle soit déployée en soutien au Mozambique dans son combat contre le terrorisme et les actes d'extrémisme violent dans la province de Cabo Delgado».

Le journal rappelle qu'en mars dernier, des militants du groupe Ansar al-Sunna ont pris le contrôle de la ville de Palma, à proximité d'un énorme projet gazier impliquant plusieurs sociétés énergétiques internationales. L'attaque a fait des dizaines de victimes et poussé des dizaines de milliers d’habitants à fuir la ville.

Pour sa part, +Sunday Independent+ revient sur le projet de loi controversé visant à interdire la possession des armes à feu pour des raisons de légitime défense.

Le journal souligne que pour la société civile sud-africaine, l'adoption de ce nouveau projet de loi sur le contrôle des armes à feu contribuera de manière significative à une deuxième pandémie de violence sexiste.

Selon Lynette Oxley, fondatrice de l'organisation sud-africaine de défense des droits des femmes, Girls on Fire, a déclaré que les femmes sont les plus vulnérables et portent le fardeau supplémentaire d'être responsables de la sécurité de leurs enfants, notant que ce projet de loi laissera les femmes totalement sans défense.

En Ethiopie, +THE ETHIOPIAN HERALD+ revient sur les 6emes élections générales qui se sont déroulées lundi en relevant que ces échéances constituent une «grande victoire de l'Ethiopie sur ses adversaires historiques».

Le journal qui cite un expert éthiopien, note que le vote a eu lieu de manière pacifique et tous les intervenants dans ces élections ont mis l'intérêt de la nation au-dessus de tout autre considération.

En dépit « des pressions internationales pour faire avorter ces élections», le chercheur cité par le journal, a mis en avant le rôle des citoyens et de certains partis politiques en lice qui ont œuvré pour que ces échéances se déroulent dans le calme.

«Malgré quelques lacunes mineures en matière de logistique et de coordination, le Conseil national électoral d'Ethiopie a joué un rôle important dans l’organisation des élections de manière équitable et libre», a-t-il relevé.

Dans un autre article sous le titre «les élections 2021 ouvre un chapitre démocratique dans l'histoire de l'Ethiopie», le journal écrit qu’après la réussite des 6èmes élections générales, le nouveau gouvernement sera le choix des Ethiopiens.

Le quotidien qui cite l'ambassadeur d'Ethiopie en France, Henok Teferra, ajoute que ces élections constituent un grand pas en avant pour le pays et le nouveau gouvernement doit capitaliser sur cet énorme soutien des citoyens pour mettre fin aux germes de division qui ont été semées depuis 27 ans et faire avancer le pays à un niveau supérieur.

Au Rwanda, le quotidien +The New Times+ rapporte que les établissements d'enseignement supérieur ont imposé de nouvelles mesures strictes pour contribuer à contenir une troisième vague de contaminations au Covid-19 qui s'annonce plus meurtrière que les autres.

De nombreuses universités ont mis en place de nouvelles règles de distanciation sociale tout en interdisant les visites dans les campus universitaires, indique le journal, notant que les nouvelles infections au coronavirus dans le pays ont plus que doublé au cours des derniers jours.

La flambée alarmante des infections a contraint le gouvernement à renforcer les mesures sanitaires destinées à lutter contre la pandémie, relève la publication qui rappelle que le Conseil des ministres avait décidé lundi de prolonger de deux heures le couvre-feu nocturne (19H-04H) et d’interdire les déplacements entre les districts du pays.

Sur un autre registre, le journal rapporte que le chef rebelle Callixte Nsabimana alias Sankara, jugé depuis des mois à Kigali pour terrorisme, a demandé au tribunal «une peine plus clémente et plus légère» que la peine de 25 ans de prison requise contre lui par le ministère public.

Le porte-parole de la milice terroriste Front de libération nationale (FLN) est visé par au moins dix chefs d'accusation, notamment «formation d'un groupe armé illégal», «appartenance à un groupe terroriste», «terrorisme», «complot et incitation à commettre la terreur», «meurtre en tant qu'acte de terrorisme» et «négation du génocide contre les Tutsi», ajoute le média.

Au Kenya, le journal "The Star" rapporte que le secrétaire général des Nations Unies, Antonio Guterres, a nommé la Kényane Amakobe Sande Coordonnatrice résidente des Nations Unies en Érythrée, avec l'approbation du gouvernement hôte.

Tout en annonçant la nomination de Sande, Guterres a déclaré que la nouvelle coordonnatrice dispose d'une expérience de plus de 25 ans dans la coopération internationale, la coordination du développement et la gestion stratégique, rappelle la publication, ajoutant que Sande est titulaire d'une maîtrise en études du développement.

Avant sa nomination, souligne le journal, Sande a occupé des postes de direction au sein du Programme commun des Nations Unies sur le VIH/sida (ONUSIDA), notamment en tant que directrice de pays et représentante en Chine. Elle a également été conseillère principale en matière d'égalité des sexes et chef d'équipe pour l'appui aux pays au Bureau régional de l'ONUSIDA pour l'Afrique orientale et australe, ainsi que coordonnatrice de l'ONUSIDA au Lesotho et directrice de pays au Malawi et en Ouganda.

En Côte d'Ivoire, "Koaci" rapporte que le verdict est tombé, mercredi, dans le procès de Guillaume Soro et 19 de ses proches poursuivis "pour complot contre la sureté de l'Etat, de participation à une bande armée sans y exercer aucun commandement, détention sans autorisation d'armes à feu de la première catégorie et d'actes de manœuvre de nature à compromettre la sécurité publique" Guillaume Soro, ex-premier ministre et ancien président de l'Assemblée nationale âgé de 49 ans, a été reconnu coupable et condamné à la prison à vie.

Ses frères, Rigobert et Simon ainsi que son bras droit Alain Lobognon ont écopé chacun de 17 mois d'emprisonnement. Ils sont restés donc libre et pourront rentrer chez eux ce mercredi, puisqu'ils ont passé plus d'un an et demi en prison depuis le 23 décembre 2019. Les peines prononcées par le tribunal criminel sont similaires aux réquisitions. Le Procureur de la République avait, en effet, requis la prison à vie pour Guillaume Soro.

Selon la publiction, un procès très important vient donc de se terminer en Côte d'Ivoire, le procès, s'est clôturé plus d'un mois après son ouverture, le 20 mai dernier. Les débats ont été parfois très houleux entre la défense et le ministère surtout à l'ouverture de la procédure.

Les peines vont de 17 mois de prison à la perpétuité. Le Tribunal a également annoncé la dissolution du mouvement GPS présidé par Guillaume Soro.