Bulletin quotidien de l'écologie en Afrique

Rédigé le 25/06/2021
MAP


Dakar - Voici le bulletin de l'écologie en Afrique pour la journée du vendredi 25 juin :

Sénégal :

-- Le Projet de promotion de la gestion intégrée et de l'économie des déchets solides (PROMOGED) est un instrument stratégique d’exécution du programme Sénégal "zéro déchet", dont la finalité est de favoriser la création de meilleures conditions de vie pour les populations sénégalaises, dans un environnement assaini et accueillant, a déclaré jeudi le président sénégalais Macky Sall.

"Le PROMOGED que nous lançons aujourd’hui, vise à créer de meilleures conditions d’hygiène et de salubrité publique partout au Sénégal, à travers la mise en œuvre d’une stratégie nationale intégrée de gestion et de valorisation de déchets", a précisé Macky Sall qui procédait au lancement de ce projet dans le département de Keur Massar (banlieue dakaroise).

Kenya:

L'Autorité nationale de biosécurité (NBA) vient de donner son feu vert à la culture en plein champ du manioc génétiquement modifié, une approbation qui intervient après 5 ans d’un processus de recherche à travers des essais en milieu confiné dans trois comtés.

Selon l’Organisation kényane de recherche sur l’agriculture et l’élevage (KALRO), la variété transgénique est résistante à la maladie des stries brunes du manioc, une pathologie virale qui rend le tubercule non comestible et qui menace la filière manioc du pays.

Avec cette validation, le manioc devient la première culture alimentaire issue du génie génétique dont la culture en plein champ est autorisée au Kenya. Après cette étape, les autorités devraient conduire des essais en plein air sur la performance de la variété au plan national. Si ces tests sont concluants, la vulgarisation aux producteurs sera permise, ce qui ouvrira la voie à la production du tubercule à une échelle commerciale.

Angola:

- Les pays africains de langue portugaise (PALOP) doivent adopter des positions stratégiques consensuelles sur les questions liées au climat, a affirmé le Président angolais, João Lourenço.

S'exprimant à l'ouverture de la Conférence des chefs d'État et de Gouvernement du Forum PALOP, Lourenço a indiqué que les pays du Forum «subissent une forte incidence des graves effets causés par le changement climatique».

Relevant que ces pays vont développer un projet sur l'histoire de la lutte de libération, auquel l'Angola contribuera avec un million d'euros, il a lancé un appel à ses homologues afin que leurs pays respectifs se concertent régulièrement pour sauvegarder leurs intérêts dans les grands forums internationaux et organisations auxquels ils participent.

Le président angolais a également appelé à la solidarité des partenaires internationaux pour aider le continent africain à se remettre des dégâts de la crise sanitaire mondiale, soulignant qu'il est "urgent" de remédier aux difficultés d'accès aux vaccins dans ces pays.

Afrique de l’Est :

La Banque européenne d’investissement (BEI) a approuvé une enveloppe de 79,4 millions d’euros pour le financement de projets de géothermie dans le rift, en Afrique de l’Est.

L’allocation sera utilisée pour financer des investissements individuels du secteur privé dans des projets d’énergie géothermique dans divers pays de la région du Rift est-africain, notamment au Rwanda, Ouganda, Burundi, Tanzanie, Djibouti, Kenya et au Sud-Soudan.

Les investissements dans l’énergie géothermique permettront de diversifier l’approvisionnement en électricité dans la région et contribueront à la réduction des émissions de gaz à effet de serre.

Burkina Faso :

Le Burkina Faso s'est engagé à restaurer un total de 5,16 millions d'hectares de terres dégradées d'ici à 2030 dans le cadre de l'objectif de l'ONU de neutralité en matière de dégradation des terres (NDT), selon une source officielle.

A l'occasion de la Journée mondiale de lutte contre la désertification et la sécheresse, célébrée jeudi dernier, le ministre de l'Environnement, de l'Economie verte et du Changement climatique, Siméon Sawadogoil a invité ses compatriotes à planter des arbres dans des espaces sécurisés, créer des espaces de conservation, reverdir les villes, aménager des jardins polyvalents et protéger les forêts. Il a ajouté que la restauration des terres agricoles allait aussi générer des retombées économiques, avec des emplois verts. Si cette démarche a l'avantage de relancer la croissance, elle est également essentielle dans la lutte contre les effets néfastes du changement climatique et la perte de la biodiversité, a noté M. Sawadogo.