Bulletin quotidien d'informations économiques africaines

Rédigé le 25/06/2021
MAP


Dakar - Voici le bulletin d'informations économiques africaines pour la journée du vendredi 25 juin :

Sénégal-Budget-croissance

Sénégal : La loi de finances rectificative table sur une croissance de 3,7 % (LFR)

Dakar, 24/06/2021 (MAP) – Le projet de loi de finances rectificative (LFR) table sur une prévision de croissance du PIB en 2021 de 3,7% contre une prévision initiale de 5,2%, a indiqué le ministre des Finances et du Budget, Abdoulaye Daouda Diallo.

Le projet de LFR, adopté jeudi par l'Assemblée nationale, parlement sénégalais, est d’un montant de 4 mille milliards 544 millions 6 mille francs CFA (plus de 6 milliards d’euros), soit une baisse de 1% en valeur relative, par rapport à la loi de finances initiale (LFI).

Sénégal-Economie

Le Sénégal a enregistré une hausse de 10 points de pourcentage en matière de l’éducation financière (EF) en 2020, a indiqué, jeudi, le directeur national de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO), Ahmadou Al Aminou Lô.

’’Le Sénégal a enregistré des résultats en matière de l’éducation financière EF qui est passé de 69,15% en 2018 à 79,86% en 2020, soit une hausse de 10 points de pourcentage’’, a-t-il déclaré, lors de l’atelier de priorité des actions d’éducation financière.

Soudan du Sud-BM-subvention

Le Soudan du Sud a reçu une subvention de 113,2 millions de dollars de la Banque mondiale pour aider les agriculteurs à augmenter leur production et atténuer l'insécurité alimentaire dans le pays.

Cette subvention a été accordée au titre du projet de résilience et de moyens d'existence et du projet de réponse d'urgence aux criquets, a affirmé Josephine Joseph Lagu, ministre sud-soudanais de l'agriculture et de la sécurité alimentaire.

Selon un récent rapport d'agences onusiennes, le déficit de la production céréalière du Soudan du Sud est estimé à un niveau record de 465.600 tonnes en 2021.

Kenya-dette La part de la dette extérieure du Kenya comparée au PIB devrait décroître au cours des prochaines années, selon le nouveau rapport publié par le Fonds monétaire international (FMI) sur les décisions de son conseil d’administration concernant la première revue du nouveau programme de financement accordé au pays.

Selon l’institution, la dette extérieure kényane qui avait grimpé à 35,6% du PIB en 2020 devrait culminer à 38,5% du PIB, d’ici la fin de cette année, avant d’entamer une courbe progressivement descendante.

Afrique du Sud-Déficit-Budgétaire

-. L'Afrique du Sud a vu l'écart entre ses recettes et ses dépenses augmenter considérablement en 2020/21, élargissant le déficit budgétaire principal à environ 12,3% du PIB, a indiqué le ministère des Finances.

"Les dépenses publiques restent trop élevées pour l'assiette fiscale et cet écart n'a fait qu'augmenter en raison de la récession de 2020 provoquée par le confinement mondial lié à la pandémie de la Covid-19," a déclaré le vice-ministre des Finances, David Masondo au parlement.

Il a ajouté que "les pressions fiscales supplémentaires exercées par le secteur public, y compris les entreprises publiques, les caisses de sécurité sociale et les municipalités, ne sont toujours pas résolues".

"La trajectoire budgétaire est une source majeure d'incertitude et, avec les réformes structurelles non résolues, le risque pays de l’Afrique du Sud se situe à un niveau élevé, ce qui fait grimper les coûts d’emprunt pour l’ensemble de l’économie", a-t-il poursuivi.

Zimbabwe-Mines

- La société sidérurgique Zimbabwe Iron and Steel Company (ZISCO) a appelé les investisseurs à aider à relancer les opérations de la société qui avait auparavant suscité l'intérêt de compagnies indiennes et chinoises.

Essar Africa Holdings, une unité du groupe indien Essar, avait accepté d'investir jusqu'à 4 milliards de dollars dans ZISCO en 2011, mais l'accord a échoué.

Un accord conclu par la société R&F en Chine pour investir 2 milliards de dollars en 2017 a également échoué après que les autorités de Harare ont tenté de renégocier l'accord.

Le président par intérim de ZISCO, Martin Manuhwa, a déclaré dans une circulaire que la société recherchait de nouveaux investisseurs «qui seraient intéressés par la mise à disposition de fonds (capitaux propres/dette) pour ressusciter» l'entreprise.

Ouganda-Infrastructures

La municipalité ougandaise de Masaka située à environ 140 kilomètres de la capitale Kampala a reçu 17 millions de dollars US dans le cadre du programme de soutien au développement des infrastructures municipales en Ouganda (USMID).

Les fonds destinés à la réhabilitation de 11 routes du district de Masaka serviront également à l'installation de 1.000 lampadaires solaires, de même qu’à la réalisation de travaux paysagers, selon la presse locale.

La réalisation des travaux devrait permettre de créer des emplois pour la population locale. De même, ces infrastructures routières une fois achevées amélioreront la mobilité dans la région.

Nigeria-pétrole

Le Nigeria annonce la mise en place d'un fonds de 30 millions de dollars, soit 16,5 milliards FCFA, dédié aux sociétés actives dans le secteur du pétrole et gaz. Le 23 juin, un protocole d'accord a été paraphé à cet effet entre le Conseil nigérian de développement et de surveillance du contenu pétrolier et gazier local (NCDMB) et la Nigerian Export-Import Bank, l'agence de crédit à l'exportation du pays.

" Le programme devrait couvrir des prêts pour le soutien du fonds de roulement, le renforcement des capacités et l'acquisition d'équipements pour faire face aux contrats/obligations de service à court terme ", explique le NCDMB.

Ghana-notation

L'agence internationale de notation financière, Fitch, a réaffirmé dans son dernier rapport la note "B" à l'Etat ghanéen, en dégradant cependant ses perspectives de "stable" à "négative". Cette réorientation des perspectives de la notation souveraine du pays reflète la détérioration significative des finances publiques induite par la pandémie de Covid-19 ainsi que les retards du gouvernement à déployer ses efforts de consolidation fiscale.

Afriquecentrale-banques

Les banques et établissements financiers de la Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale (Cemac) ont accordé, au second semestre 2020, aux Petites et moyennes entreprises (PME), particuliers et entités publiques, des crédits d'un montant de 3820,7 milliards de F, contre 3256,6 milliards de F au second semestre 2019, soit une hausse de 564,1 milliards de F.

Cette information a été révélée dans le bulletin des statistiques sur les coûts et conditions du crédit publié par la Banque des Etats de l’Afrique centrale (Beac).

Sur ce total, le Cameroun a capté 45,78%, soit 1749,11 milliards de F, suivi du Gabon 20,86% (796,99 milliards de F) et du Congo 19,91%, (760,70 milliards de F)